Diocèse de Rouyn-Noranda - queqlues données - Diocèse de Rouyn-Noranda

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Le diocèse de Rouyn-Noranda
Un diocèse est une portion du peuple de Dieu, une communauté de croyants et de croyantes, confiée à un évêque pour qu’avec l’aide de son presbyterium (l’ensemble des prêtres), il en soit le pasteur. Ainsi le diocèse, lié à son pasteur et par lui rassemblé dans le Saint Esprit grâce à l’Évangile et à l’Eucharistie, constitue une Église particulière en laquelle est vraiment présente et agissante l’Église du Christ, une, sainte, catholique et apostolique.

Cette section présente le plus jeune diocèse du Québec — créé le 13 novembre 1973 — ainsi que les trois évêques qu’il a connus. On y présente aussi les prêtres et les agents et agentes de pastorale.

De plus, c’est ici que l’on trouvera les documents officiels rendus publics et quelques données qui complètent la description du diocèse.

Le portrait du diocèse

L’origine du diocèse
L’actuel diocèse de Rouyn-Noranda appartenait jadis au vicariat apostolique de Témiscaming érigé le 22 septembre 1908, lequel vicariat fut élevé au statut de diocèse de Haileybury le 31 décembre 1915.
 
Ce vaste territoire, à l’époque l’un des plus grands diocèses du monde, subit une première soustraction en 1919 avec la création de la préfecture de l’Ontario-Nord, devenue aujourd’hui les diocèses de Hearst et de Moosonee. Le 3 décembre 1938, tout le nouveau diocèse d’Amos était soustrait du territoire du diocèse de Haileybury et la partie restante prit le nom de diocèse de Timmins, dont nous faisions partie jusqu'en 1973.

Le 13 novembre 1973, le Pape Paul VI constituait le diocèse de Rouyn-Noranda, en détachant la partie québécoise du diocèse de Timmins, et il nommait Monseigneur Jean-Guy Hamelin premier évêque du nouveau diocèse de Rouyn-Noranda. La population célébra l'ordination épiscopale de son premier évêque, au Forum de Rouyn, qui affichait salle comble pour l'occasion (5000 personnes) le 9 février 1974.

Le logo du diocèse de Rouyn-Noranda.
Le symbole utilisé dans le logo du diocèse de Rouyn-Noranda présente une gerbe de blé se découpant sur un soleil levant. La gerbe de blé est l’évocation de l’Eucharistie et signifie le travail humain. C’est aussi par le blé — le pain — que Jésus a voulu rester au cœur de nos vies. Le soleil levant, c’est la jeunesse de notre diocèse qui est à l’aube de son histoire. Madame Nicole Tanguay est l’auteur de ce logo.

Le territoire
Le diocèse de Rouyn-Noranda couvre un vaste territoire de 24 352 kilomètres carrés. Ce territoire, situé dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue se trouve à l’extrémité ouest de la province de Québec. En raison de cet immense territoire, la région offre un paysage varié et surprenant. Son ciel aéré met en scène des jeux étonnants de couleurs et de lumière faisant place à la frénésie du mouvements des aurores boréales.
 
Loin d’être physiquement homogène, la région de l’Abitibi-Témiscamingue regroupe plutôt trois sous-régions : l’Abitibi au nord, le Témiscamingue au sud et, entre les deux, la zone des collines identifiée comme les hautes terres de l’Abitibi. Dans ses traits les plus généraux, la région présente l’aspect d’un vaste plateau, sans relief important, s’inclinant lentement du sud-est vers le nord-ouest.
 
Ce territoire est recouvert d’immenses étendues de forêts en très grande partie déjà exploitées. Il se situe à la jonction de deux des grands bassins hydrographiques qui se partagent les eaux de tout le Québec, d’où le grand nombre de lacs et de rivières qui le jalonnent. Le sous-sol renferme beaucoup de gisements miniers exploitables dont les principaux contiennent de l’or, de l’argent, du cuivre, du zinc et quelques autres minéraux.
 
L’importance des formes d’accumulations datant de l’époque glaciaire a été un facteur de développement majeur pour la région. Ces dépôts, et plus particulièrement les grands eskers, bien répartis dans l’ensemble du territoire de l’Abitibi-Témiscamingue, constituent un héritage glaciaire tout à fait unique.
 
La situation socio-économique
L’Abitibi-Témiscamingue est une région ressource dont la santé socio-économique fluctue en fonction, justement, de la valeur de ces ressources. L’économie de la région dépend évidemment beaucoup de l’industrie minière et de l’industrie forestière. Dans le nord de l’Abitibi et au Témiscamingue, l’agriculture est importante.
 
Belle dans sa diversité et étonnante dans toute sa grandeur, l’Abitibi-Témiscamingue est une région généreuse de nature qui favorise une croissance enviable dans pratiquement tous les domaines de l’activité humaine.
 
Au plan démographique, la population s’est formée surtout à partir des débuts du XXe siècle, par l’arrivée massive de familles des régions du sud du Québec et de plusieurs immigrants de l’étranger, venues s’établir pour la colonisation agricole et pour l’exploitation minière. Après plusieurs décennies, la région affiche une population toujours assez jeune et intègre les différents corps de métiers et de professions. Quant à la population autochtone, elle est en croissance même si son rythme tend à ralentir.
 
Aujourd’hui la population régionale peut compter sur de nombreuses industries locales comme sur plusieurs institutions d’enseignement secondaire, collégial et universitaire. De plus en plus d’étudiants et d’étudiantes atteignent le niveau universitaire qui offre des disciplines particulières liées au développement technologique, forestier et minier. Le travail professionnel en région est encouragé et permet de compter sur d’innombrables ressources professionnelles et pratiquement tous les métiers.
 
De nombreux événements culturels, comme le réputé Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue, la Foire gourmande de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-Est ontarien et les différents festivals de la région, font l’envie de tout le Québec et attirent chaque année un grand nombre de visiteurs et de touristes.
 
Sur le site de l’Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue, on trouvera plus de précisions sur le profil de la région, sous les angles démographique, social, culturel et administratif.
 
La population
La population totale du diocèse de Rouyn-Noranda est d’environ 60 222 personnes dont 54 972 catholiques. Elle est principalement composée d’agriculteurs, de mineurs, de travailleurs forestiers et d’employés du secteur des services. Cette population possède des caractéristiques qui lui sont propres et une mentalité particulière.
 
Les gens de l’Abitibi-Témiscamingue sont réputés pour leur fierté et leur sens de l’accueil. Leur vie est réglée au rythme d’une nature généreuse, tranquille et calme, surtout dans les milieux ruraux, mais aussi dans les petites villes que compte le diocèse.
 
Les grandes forêts qui entourent et isolent la région favorisent cependant une cohésion plus grande de sa population. On y trouve en conséquence une population particulièrement accueillante, entreprenante, courageuse, capable de s’adapter et attachée à ce coin de pays défriché et bâti il y a quelques générations seulement. En grande partie francophone, la région compte une minorité d’anglophones et une population amérindienne regroupée dans quatre « réserves », catholiques en majorité.
 
Au service de ce territoire et de cette population, catholique en sa très grande majorité, le diocèse de Rouyn-Noranda offre des ressources humaines et des services pastoraux qu’il veut qualifiés et adaptés aux besoins de la nouvelle évangélisation actuelle.

L’évêque actuel de Rouyn-Noranda
2020-
Mgr Guy Boulanger

Mgr Guy Boulanger est né le 6 juin 1963 à Ste-Cécile-de-Whitton, en Estrie. Il est l’avant-dernier d’une famille de sept enfants et le fils de Léandre Boulanger et de Béatrice Lachance. Il a débuté ses études secondaires à la polyvalente Montignac de Lac Mégantic et les a terminées au Séminaire de Sherbrooke, institution où il a aussi fait ses études collégiales.
La devise de Mgr Boulanger
Il est détenteur d’un baccalauréat en droit de l’Université de Sherbrooke. Entré au Grand Séminaire de Sherbrooke en 1984, il a obtenu un baccalauréat en théologie de cette même université et une maîtrise en théologie pastorale de l’Université Laval. Il a été ordonné prêtre par Mgr Jean-Marie Fortier le 26 octobre 1991 pour l’archidiocèse de Sherbrooke. Plus tard, il a poursuivi des études en droit canonique pour l’obtention d’une licence (2000) et d’un doctorat (2007) à l’Université Saint-Paul à Ottawa. Sa thèse de doctorat avait pour thème « La paroisse communauté eucharistique et les réaménagements paroissiaux ».
Au début de son ministère presbytéral, il a été vicaire puis curé dans diverses paroisses de l’archidiocèse de Sherbrooke. Il a été également vicaire épiscopal aux affaires canoniques. Il s’est fait très présent auprès de la population de Lac Mégantic après la catastrophe ferroviaire qui a tellement affecté la population. Au moment de sa nomination, il était chancelier depuis 2000, vicaire général depuis 2012, responsable des futurs prêtres et président de l’Assemblée des chanceliers et chancelières du Québec.
 
Le 31 janvier 2020, Sa Sainteté le pape François le nommait troisième évêque du diocèse de Rouyn-Noranda, l’appelant ainsi à succéder à Mgr Dorylas Moreau.
 
Le 21 mars 2020, Mgr Guy Boulanger a pris possession du diocèse de Rouyn-Noranda en présence des membres du Collège des consulteurs et de Mgr Gilles Lemay, administrateur apostolique.
 
Il a été consacré évêque en la cathédrale Saint-Joseph de Rouyn-Noranda, le 28 août 2020 par Mgr Paul-André Durocher, archevêque de Gatineau, Mgr Gilles Lemay, évêque d’Amos et Mgr Luc Cyr, archevêque de Sherbrooke, diocèse d’origine du nouvel évêque.
 
 
Le deuxième évêque de Rouyn-Noranda
2002-2019
Mgr Dorylas Moreau

«... comme celui qui sert. »

Mgr Dorylas Moreau est né en 1947 à Kamouraska, dans le diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Il a étudié au Grand séminaire de Québec où il a obtenu une maîtrise en théologie et il a été ordonné prêtre le 20 mai 1972, à Kamouraska. Il a également fait des études en liturgie à l’Abbaye Saint-André de Bruges, en Belgique, et à l’Institut de pastorale des Dominicains, à Montréal. En 1999-2000, il a effectué un stage d’études à Jérusalem.

Dans le diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, il a exercé son ministère tant en paroisse qu’au niveau diocésain. De 1983 à 1989, il a notamment occupé la fonction de coordonnateur de la pastorale diocésaine. De plus, il a été pasteur dans plusieurs paroisses de ce diocèse pendant une vingtaine d’années. Au moment de sa nomination comme évêque, le 30 novembre 2001, il était curé de la paroisse Saint-Patrice de Rivière-du-Loup et responsable de l’équipe pastorale des trois paroisses de la ville de Rivière-du-Loup.

Mgr Dorylas Moreau a été ordonné évêque le 2 mars 2002 par Mgr Jean-Guy Hamelin en présence de Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique au Canada, et de nombreux évêques dont Mgr Roger Ébacher, archevêque de Gatineau-Hull, qui l’a installé évêque du diocèse de Rouyn-Noranda.

Pour des raisons de santé, le pape François a accepté sa renonciation, le 25 juin 2019. Il est décédé le 22 octobre 2019.
 
L’évêque fondateur
1974-2001
Mgr Jean-Guy Hamelin

Mgr Jean-Guy Hamelin est né le 8 octobre 1925 à Saint-Séverin de Proulxville, dans le diocèse de Trois-Rivières. Il a été ordonné prêtre à Trois-Rivières le 11 juin 1949, par Monseigneur Georges-Léon Pelletier.

À la création du diocèse de Rouyn-Noranda, le pape Paul VI l’a nommé premier évêque du diocèse, le 29 novembre 1973. Il a été ordonné évêque et intronisé le 9 février 1974 à Rouyn-Noranda par le Cardinal Maurice Roy, archevêque de Québec.

Pendant ses vingt-huit années d’épiscopat, comme premier évêque du diocèse, Mgr Hamelin s’est employé principalement, comme il se devait, à établir les principales structures de fonctionnement administratif et pastoral du diocèse. Il a voulu de plus répondre aux attentes de la population.

En 1987, il a participé au Synode sur les laïques. Au cours des années 1989 et 1990, il a mis en œuvre une grande opération qui fut connue sous le nom Les Ecclésiades. Cette vaste consultation fut suivie par la mise en place de plusieurs services pastoraux et sociaux pour favoriser la croissance de cette jeune Église. Il a également donné une forte impulsion à la formation chrétienne et spirituelle des laïques. De 1993 à 1995, il fut président de la Conférence des évêques catholiques du Canada.

Il a démissionné le 30 novembre 2001. Il a vécu sa retraite à Rouyn-Noranda.

Il est décédé le 1er mars 2018. Il est inhumé au cimetière Saint-Michel de Rouyn-Noranda.
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